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mardi 14 janvier 2014

Vous avez dit "Parrain" ?


Pour cette deuxième édition, le festival Amateurs-Nés a trouvé un parrain de choix, le fin du fin en la matière : Charlie Mars, Martin Pageot de son vrai nom, qui a sévi deux années sur Canal + en arborant sa célèbre cagoule bariolée. Mais quoi de mieux pour le présenter que cette superbe interview du Mensuel du Golfe :

CHARLIE MARS - VIDÉASTE : « La création, ce n’est pas donné à tout le monde »

Le vidéaste, vidéoblogueur et réalisateur nantais Charlie Mars parrainera le prochain festival Amateurs nés, dédié au film de fiction réalisé par des  passionnés, prévu à Elven en avril 2014. L’ancien présentateur de Canal + défend bec et ongles sa passion, la vidéo.

Le Mensuel : Vous serez le parrain de la seconde édition d’Amateurs nés, festival consacré au fi lm de fi ction réalisé par despassionnés, prévu au printemps 2014 à Elven. Pourquoi avoir accepté de soutenir cet événement ?
Charlie Mars : Il y a peu, j’avais rencontré des gens du coin. Ils m’ont parlé du festival. Les organisateurs m’ont contacté. Je n’ai pas hésité. Cela fait longtemps que je défends le film indépendant et l’autoproduction. Cette rencontre arrive dans une période plus calme au niveau de mes projets. Je termine en ce moment un court-métrage expérimental après avoir effectué une vidéo cet été à l’occasion du Voyages à Nantes.
Le leitmotiv des organisateurs : « Amateurisme et qualité ». Une utopie ?
Au contraire. Un amateur, c’est quelqu’un qui aime. Le fait de ne pas avoir les moyens ne l’empêche pas de travailler son sujet. Pour ma part, l’ensemble de mes productions est autofinancé. La création est toujours à la base. Tout dépend de l’énergie que l’on y met. Ce n’est pas plus compliqué.
Vous concernant, c’est vêtu d’une cagoule bariolée et équipé d’une caméra de vidéosurveillance que vous avez fait vos premières armes, en 2004.
Après avoir écumé les petits boulots, j’avais besoin de faire des choses, de m’exprimer. Comme je n’avais pas un sou, j’ai récupéré du matos. Je tournais dans ma salle de bain. Ce qu’il ne faut pas perdre dans le cinéma amateur, c’est la spontanéité. J’essaie de garder ça tout en étant plus réfléchi. J’en avais marre de voir des trucs insipides et formatés à la télé.
Vous êtes pourtant passé du « côté obscur de la force » en 2008. Pendant deux ans, vous avez animé Les Films faits à la maison sur Canal +. Quel rôle a joué cette émission dans votre carrière ?
Ça m’a permis de manger ! Sérieusement, je l’ai fait car ça correspondait à ce je défendais : l’autoproduction et l’image. La télé, ça fait joli sur un CV, mais ça te colle une étiquette, ça te range dans une case. C’est un univers particulier. En y étant, j’ai pu contribuer à diffuser ce que j’aime.
Immergé depuis bientôt dix ans dans le monde de la vidéo, comment a évolué le milieu durant cette période ?
La pratique s’est considérablement démocratisée. L’accès au matériel en est le témoin. Aujourd’hui, avec un portable ou appareil photo vendu 40 €, il est possible de tourner. L’autre changement radical se situe dans la diffusion de la création. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas Youtube et Dailymotion. Ça a tout changé. Maintenant, ce n’est pas parce que c’est accessible à tout le monde que c’est mieux. Regardons la TNT, il y a plus de chaînes mais aussi plus de merdes, c’est pareil. On aura beau avoir le meilleur matériel, s’il n’y a pas de préparation, de recherche de cohérence et d’écriture, on n’ira pas très loin. Ce n’est pas donné à tout le monde. Les festivals comme Amateurs nés contribuent à ça : indiquer la bonne direction aux passionnés.

Alan Loquet, Le Mensuel N°101 / Octobre - novembre 2013